Les Thermes et l'hygiène à Rome
SOMMAIRE
LES THERMES
1) Les bains
publics :
- définition
- l’invention des
thermes
- la gestion des
thermes
- une journée aux
thermes
- les bienfaits des
eaux thermales
- le système de
chauffage
- la disposition des
bains et leur composition
2) Les bains privés
:
- définition
- les bains privés :
signe de richesse
- l’eau courante
L
- les hommes
LES MALADIES ET
LES SOINS
- la connaissance des médecins dans l’Antiquité
DEFINITIONS
1) Les bains
publics.
Définition :
Dans l’Antiquité, ces bains, situés dans la ville, sont ouverts à tout le monde mais ce sont surtout les personnes des classes inférieures qui s’y rendent.
L’invention des
thermes :
C’est à Pompéi
qu’ont été construits les premiers thermes romains ; et petit à petit,
ces bains se répandent dans toutes les villes de l’Empire. (On en
compte 170 en
Les thermes les plus
vastes du monde romain (15 hectares env.) ont été bâtis à Rome sur l’ordre
de l’empereur Dioclétien, entre 298 et 306 : ils occupent un espace long de
380 m et large de 370 m, et peuvent accueillir trois mille personnes en même
temps ! Les empereurs construisent ces magnifiques bâtiments souvent pour
montrer leur richesse et leur puissance.
La gestion des
thermes :
Les thermes sont
doubles :il y a soit d’un côté les bains des femmes, de l’autre ceux des
hommes.Soit il y a des horaires différents pour chaque sexe (de 10 à 13 heures
pour les femmes et toute l’après-midi jusqu’au soir pour les hommes.) Mais
quelquefois, les thermes sont mixtes.
Le gérant, le balneator,
ne fait payer qu’ 1/16 de sesterce l’entrée et les enfants passent
gratuitement. Mais parfois, les empereurs qui veillent à leur popularité, déclarent
la gratuité des bains pendant toute une journée.
Une journée aux
thermes :
Les Romains se
rendent aux thermes très régulièrement et même tous les jours pour certains.
Tout en se lavant, ils bavardent entre amis, parlent politique, concluent des
affaires, jouent aux dés, achètent des boissons dans les boutiques ( situées
devant les thermes, elles sont très fréquentées), se promènent sur les
esplanades (terrains plats) plantées d’arbres et décorées de statues et de
fontaines. Chacun peut aussi se délasser dans les salons ou bien prendre
quelques volumen (manuscrit écrit) dans les coffres de la bibliothèque...
Le citoyen va aux
thermes l’après midi, juste avant la cena (repas du soir).
Le baigneur s’échauffe
en jouant aux balles bourrées de sable ou de plume, en soulevant des poids ou
encore à une sorte de basket-ball avec un ballon gonflé d’air.
Après s’être dévêtu
dans l’ apoditerium (le vestiaire), le baigneur a loisir de courir, de
lutter, de s’exercer à l’escrime (avec des épées de bois pour ne pas se
blesser) dans la palaestra, (terrain de gymnastique).
Bien échauffé et
bien décrassé grâce au strigile (les romains ne connaissent pas le
savon ; pour se laver ils s’enduisent le corps d’huile puis, avec ce long
instrument de métal, ils raclent leur peau de la crasse), il peut se baigner.
Il passe dans le tepidarium
(bain tiède) pour se détendre et accoutumer son corps à la chaleur. Il se
rend ensuite dans le sudatorium (l’étuve, une sorte de sauna) où il
transpire abondamment dans une atmosphère portée à 60° ; puis dans le caldarium
(bain chaud). Il revient ensuite dans le tepidarium où il se prélasse
sur les bancs de marbre et dans le frigidarium (bassin d’eau froide).
Dans la dernière pièce, les baigneurs les plus frileux préfèrent
s’asperger d’eau froide à l’aide d’un paterae (récipient
verseur) pour resserrer les pores dilatés par la chaleur des bains.
Après le bain, des
masseurs et des spécialistes des soins corporels proposent aux plus riches
visiteurs des services payants : massages, épilation, applications d’huiles
odorantes et de parfum ...
Les bienfaits des
eaux thermales
:
Suivant leur genre,
elles sont utiles pour les nerfs, les pieds ou les hanches, d’autres pour les
luxations ou les fractures ; elles dégagent le ventre, guérissent les plaies ;
elles sont bonnes en particulier pour la tête, pour les oreilles et pour les
yeux.
Le système de
chauffage :
Les Romains ont un
système efficace pour chauffer les thermes : l’hypocauste. Un fourneau
central chauffe l’eau tout en créant un courant d’air chaud qui circule
sous le sol et dans des briques creuses incorporées aux murs.
Le sol devient si brûlant
qu’il faut porter des socques (des claquettes) en bois.
La disposition des
bains et leurs compositions :
Exposition :
Il faut commencer par choisir l’exposition la plus chaude. Il faut
aussi faire en sorte que le bain chaud qui est pour les hommes ainsi que celui
des femmes soient près l’un de l’autre, parce qu’on pourra échauffer
avec un même fourneau les chambres où se trouvent ces deux bains.
Les chaudières
:
On mettra sur un fourneau trois grands vases d’airain (bronze), dont
l’un sera pour l’eau chaude, l’autre pour l’eau tiède, et le troisième pour l’eau froide.
La voûte des
bains :
Pour ce qui est de la voûte des bains, le meilleur est qu’elle soit en
pierre ; mais si elle n’est que de charpente il faudra la garnir de poterie.
Dimensions
: Les dimensions dans les bains doivent être
proportionnées à la population. C’est ainsi qu’il faut les disposer : la
largeur doit avoir un tiers de moins que
la longueur.
2)
Les bains privés.
Définition :
Bains appartenant à
de riches Romains. Ils sont installés le plus souvent dans la maison même du
citoyen.
Les bains privés
: signe de richesse :
Dans les villes comme
Pompéi, les riches Romains font installer des bains dans leur propre maison,
comme en témoignent les mosaïque colorées, les fresques et les statues. Cela
leur permet d’éviter les bains publics surpeuplés et bruyants. D’ailleurs,
l’écrivain Sénèque, qui habite au-dessus d’un de ces établissement
public, s’est plaint des gens qui hurlent, se disputent, chantent et sifflent
à tue-tête.
Les bains privés
sont très luxueux. Mais même les plus luxueux semblent modestes en comparaison
de ceux que se font construire les empereurs dans leurs palais et leurs
villas : les murs étincellent
de grandes mosaïques de prix, de plaques de marbre, d’émail, de robinets
d’argent, de statues, de colonnes.
D’ailleurs, un romain dit un jour : “Nous sommes arrivés
à ce point de délicatesse que nous ne voulons plus marcher que sur des
joyaux.”
Le riche romain possède
des esclaves pour l’aider à se plonger dans les piscines, l’asperger, le
masser etc... Et tout un équipement
d’accessoires nécessaires pour se laver : des strigiles, un paterae, des éponges,
des flacons à huile, un cure-oreille, un nettoie-ongles ...
L’eau courante :
Dans l’Antiquité,
peu de Romains ont l’eau courante. Ce luxe est réservé aux empereurs et aux
citoyen les plus riches. Ceux qui vivent dans des appartements (les insulae)
vont chercher de l’eau à la fontaine dans de grandes cruches : les amphores.
Les Romains ont
construit l’un des meilleurs et des plus vastes réseaux de distribution de
l’Antiquité. Au 1er siècle ap. J.C., treize aqueducs apportent à
Rome l’eau des montagnes du nord et de l’est. Ils fournissent près d’un
million de m3 d’eau par jour. A son arrivée dans la ville, les 247 châteaux
d’eau apportent l’eau sous-pression au rez-de-chaussée de chacune des
maisons, par des conduites en pierre, en terre ou en plomb.
Un responsable romain
dit un jour avec fierté que les aqueducs étaient “indispensables”,
contrairement aux pyramides égyptiennes et aux oeuvres grecques inutiles. En
fait, ce réseau ne fut modernisé qu’au 19ème siècle !
Les romains ont mis
également au point des pompes pour propulser l’eau. Des pistons et des valves
font arriver l’eau jusqu’aux maisons et aux fontaines des plus riches.
Les eaux usées sont
collectées dans les égouts et évacuées dans les ruisseaux.
Le premier égout de
Rome (la Cloaca Maxima) a été construit il y a 2500 ans et sert encore
aujourd’hui !
Au fil du temps, les soins capillaires demandent de
plus en plus de temps, et la mode féminine exige des modifications fréquentes.
Les lois romaines
accordent peu de droits aux femmes et beaucoup de devoirs : l’un d’entre eux
est d’incarner beauté et dignité en public.
Les femmes
:
Les femmes
s’efforcent de garder le teint pâle car avoir les joues rouges trahit une
activité hors du foyer. Elles utilisent de la poudre de craie et de la céruse
pour paraître plus pâles. La céruse est un produit à base de plomb ; c’est
un poison. Pour se maquiller les lèvres, elles ont recours à la poudre
d’ocre, un minéral rouge. Le parfum, aussi populaire qu’aujourd’hui,
vient de villes telles que Pompéi et de pays comme la Chine et l’Inde. Les
produits de maquillage sont écrasés dans un récipient à cosmétique et sont
rangés sur une table à maquillage, souvent en bois.
Les bracelets torsadés
en forme de serpents et les faux chignons en cheveux blonds de femmes germaines
sont très en vogue à Rome.
Les hommes
:
Les hommes se rasent
seulement depuis le II ème siècle avant J.C. La mode grecque de porter la
barbe a été inaugurée par l’empereur Hadrien (il avait une cicatrice au
menton) et a duré 150 ans.
Maintenant, les
hommes veulent être rasés de près par le “Tonsor” en boutique ou pour les
plus riches, le tonsor privé. Se faire raser est un supplice, mais certains le
font plusieurs fois par jour.
Voir fiches :
I) Les
femmes de Rome.
Le début non sans
difficultés de la médecine
:
Pendant 6 siècles,
les Romains ont vécu sans médecins. Mais non sans recettes abracadabrantes
(s’asseoir sur une grande feuille d’absinthe pour éviter les blessures en
voyage etc...) ou potions magiques.
La réputation des médecins
ne fait que grandir, mais les Romains se méfient parfois. Ils préfèrent
s’adresser aux Dieux. Ils tentent de se soigner avec les eaux purifiantes des
sources thermales. Les malades déposent dans des sanctuaires des statuettes de
bois représentant des parties du corps :des ex-voto (une jambe, un pied, le
visage, une main etc...) Puis ils prient les Dieux de soigner le membre qui les
fait souffrir.
La
connaissance des médecins dans l’Antiquité
:
Les premiers médecins
de Rome arrivent de Grèce, ils sont très compétents.
Le plus célèbres
des médecins romains a été Galien (env.131 - 201). Il a été le premier à décrire
le système nerveux. Il est le créateur de la médecine expérimentale (expériences).
Les docteurs
pratiquent l’auscultation de leurs malades. Ils ont identifié le tétanos, la
diphtérie, la dysenterie (gastro), le choléra, et bien d’autres maladies
encore. Mais les médecins ignorent ce qu’est un microbe et ne savent pas que
les maladies sont contagieuses.
Les
oculistes
existent aussi. Ils fabriquent de nombreux collyres et soignent la cataracte
(maladie de l’oeil qui rend aveugle). La trousse des occulistes contiennent
divers instruments médicaux : des sondes, des cuillères, diverses pinces.
Voir les fiches :
I)
Instruments chirurgicaux.
II) Guérisons des malades.
III) Puissance des plantes.
Hygiène,
histoire de l’ :
Histoire de la propreté publique et individuelle des hommes
à travers les âges.
Thermes
: n.m. pl. (du gr. thermos,
chaud). Bains publics des Anciens.
Aqueduc
: n.m. (lat. aquae ductus,
conduit d’eau). Conduite d’eau un peu inclinée
Égout
: (cloaca). Dès
l’époque des rois étrusques, on a construit à Rome un canal à ciel ouvert, voûté par la suite, destiné à drainer
les eaux marécageuses accumulées dans le fond de la vallée
compris entre les collines du
Capitole et du Palatin : la Cloaca Maxima. Cet assèchement a permis
surtout l’aménagement du terrain sur lequel s’est développé le coeur de la ville, le Forum romain.
Cloaca maxima :
principal égout de Rome dont l’origine remonte à l’époque des rois étrusques.
Plusieurs fois restaurée, la Cloaca Maxima est encore
utilisée aujourd’hui.